Interview de Cyrille Déchenoix, Conseiller Général délégué à la jeunesse et aux sports


Crédit photo : CG92/Olivier RAVOIRE

Cyrille Déchenoix vient d’achever le cycle des visites de terrain prévues dans le cadre des Assises de la jeunesse. Il dresse un premier bilan, à mi-parcours, de cette opération et rappelle les actions du Conseil Général en direction de la jeunesse.

Quel bilan global faites-vous de vos rencontres avec les jeunes alto-séquanais ?

Le bilan de ces visites est à mon sens très positif. Nous avons pu aller à la rencontre des jeunes en répondant à l’invitation de 13 villes qui couvrent l’ensemble du département, sans a priori d’étiquette politique. Notre jeunesse est diverse et multiple et elle ne doit pas faire l’objet d’une exploitation politique. Les échanges que nous avons eus ont été riches d’enseignement, l’objectif étant de laisser la parole aux jeunes pour qu’ils expriment sans tabou leurs préoccupations et leurs attentes.

Quels sont les thèmes majeurs qui reviennent au fil des visites ?

Trois thèmes majeurs reviennent avec force - ce sont des préoccupations qui sont également partagées par les adultes : l’orientation professionnelle, la mobilité et l’accès au premier logement. Les jeunes sont en quête d’autonomie et pensent à juste titre que cette autonomie passe par l’obtention d’un emploi, la possibilité de se déplacer facilement et la possession d’un logement.

Avez-vous ressenti l’impact de la crise économique actuelle sur les préoccupations exprimées par les jeunes ?

Nous avons une jeunesse responsable et qui a tout à fait conscience de la crise que nous traversons et qui sait être raisonnable. Elle ne demande pas l’impossible, mais surtout de la considération et de l’écoute.

Que fait le CG92 en direction des jeunes ?

Le département fait déjà beaucoup de choses pour les jeunes. Nous avons ainsi près de 100 dispositifs qui leur sont consacrés et qui nécessitent une plus grande visibilité.

Il faut savoir que les dépenses consacrées aux questions d’éducation, d’enseignement supérieur, de sport et de culture représentent ainsi plus de 13% du budget départemental : 102 médiateurs éducatifs dans les collèges, 832 ateliers pédagogiques, 12 000 collégiens et jeunes venus à « Top Métier’92 », le salon de la découverte des métiers, 15 000 collégiens qui participent aux opérations sportives, 660 jeunes qui bénéficient des bourses BAFA/BAFD, 26 stages offerts aux jeunes licenciés…

Nous avons aussi une politique très active en ce qui concerne la musique avec le Festival Chorus notamment, ou la danse avec Seine de danse.

Par ailleurs, le dispositif « Initiatives Jeunes Solidaires » qui relève du service de la Coopération Internationale au Conseil général a été relancé au début de l’année et connaît un grand succès. Nous allons mettre l’accent sur ce type de projets constructifs qui responsabilisent les jeunes.

En ce qui concerne l’aide financière à la scolarité des 16-25 ans, l’évaluation du dispositif Voc@tion 92 a montré que peu de jeunes s’inscrivaient, au total 500 bénéficiaires pour une population cible de 140 000 jeunes.

Quels vont être les principaux axes de réflexion pour la suite ?

L’une des pistes de réflexion de ces Assises qui va aboutir selon toute vraisemblance est la création d’un portail Internet dédié aux jeunes qui regroupera l’ensemble des informations et des dispositifs qui existent tant sur le plan départemental que régional ou national. Nous savons que cela répond à un besoin exprimé par les jeunes et au souci de rendre plus lisible les actions du département.

Par ailleurs, si nous devons proposer de nouveaux dispositifs, nous allons privilégier l’idée d’une contrepartie à donner par les jeunes, car nous considérons que c’est une manière de mieux les impliquer dans la définition de leur avenir.